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 – when you left me alone. (jica)

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MessageSujet: – when you left me alone. (jica)   Dim 30 Avr - 14:29


when you left me alone
jim et mica / There’s nothing left, but I’m not leaving When all I know is you. you told me, if you love me, Let it die. And you left me more dead than you’ll ever know When you left me alone. – STARSET.

Quatre ans déjà. Quatre ans qu’elle avait quitté Boston pour se réfugier sur cette île, aux côtés de cet homme. Quatre ans qu’elle profitait de la vie douce dans les hauteurs de New Providence, côtoyant pourtant de près les hors-la-loi qui avaient fait de la Nassau leur capitale.

Quatre ans. Quatre ans qu’elle l’avait quitté. Quatre ans qu’il ne l’avait pas vue. Et pourtant, le souvenir de sa présence était plus brûlant que jamais. S’il avait parfois l’impression que son visage s’estompait lorsqu’il fermait les yeux pour tenter de se le représenter, il y avait d’autres moments où les traits fins lui apparaissaient plus clairs que jamais. Malgré le temps et les intempéries, malgré les choix qu’elle avait faits, il ne parvenait pas à l’oublier. Pas entièrement, à tout le moins. Sa présence le hantait, comme une ombre qu’il gardait accrochée autour du cou par le biais de ce petit crucifix. Il aurait dû tirer un trait. Glisser le pendentif au fond de sa poche, et aller de l’avant. Mais jamais, pourtant, l’idée ne lui avait pris d’essayer. Jamais, en réalité, cette idée ne lui avait même effleuré l’esprit.

Il était incapable de savoir depuis combien de temps il marchait. Ses pieds le guidaient naturellement vers les hauteurs de Nassau, alors que le soleil lui tapait sur la tête sans la moindre pitié. Incapable de dormir, il s’était levé à l’aurore, et avait suivi la plage jusqu’à rejoindre l’un des chemins qui grimpait vers la partie plus civilisée de l’île de New Providence. Les petites heures du matin avaient laissé place aux premiers rayons du soleil. Puis, progressivement, la chaleur s’était installée, forçant l’homme à ôter sa veste pour en couvrir sa tête. La soif lui asséchait la gorge. Ses pieds brûlaient à force de marcher sur les chemins poussiéreux. Les petits cailloux s’enfonçaient dans ses semelles fines, lui labouraient la plante des pieds à chaque pas. Et pourtant, il ne s’arrêtait pas. Il continuait d’avancer, jetant de temps à autre un coup d’œil à ses chaussures, songeant qu’il lui faudrait tôt ou tard acheter des bottes un peu plus solides s’il voudrait survivre à plus d’un voyage vers les hauteurs de l’île. Il ne se plaignait pas. Et, pas une fois, il ne songea à faire demi-tour.

Il savait exactement où la maison se trouvait. Lorsqu’il y arriva finalement, il s’arrêta un instant à l’entrée de la propriété. Ses yeux se levèrent vers la bâtisse, tandis que sa veste glissait de sa tête pour tomber sur ses épaules. Le vent poussa quelques boucles folles, qu’il ne prit pas la peine de ramener derrière ses oreilles. C’était là. Il le savait, il le sentait. Il avait suivi les indications qu’on lui avait données, et il pouvait ressentir la présence de Mica jusque dans les moindres recoins du terrain. Elle était là.

Ses pas se firent plus légers, alors qu’il s’approchait de la porte principale de la maison. Il s’attendait presque à ce qu’un domestique vienne lui dire qu’il ne pouvait pas entrer aussi facilement. Pourtant, personne n’intervint. Il n’y avait ni jardinier ni gardien, et la demeure semblait encore en proie à l’engourdissement que la nuit laissait derrière elle. Son cœur battait la chamade lorsqu’il s’arrêta devant la porte. Il y fit la sourde oreille, enfilant rapidement sa veste et balayant quelques gouttes de sueur de son front. Puis son poing s’écrasa sur la porte, une fois. Une seconde. Et une troisième. Il cessa de frapper, et le silence lui répondit. Lentement, il se tourna vers le reste du terrain. Ses yeux se promenèrent sur les moindres détails, tandis qu’il patientait dans le silence ambiant du matin. Quelqu’un lui ouvrirait. Il le savait. Il le sentait. Il reverrait Mica. Juste une fois. Rien qu’une fois.

Rien qu’un regard, rien qu’un sourire. Il ne demandait rien de plus. Et s’il lui fallait faire une révérence jusqu’au sol à son mari pour que cela arrive, alors soit. Elle avait emporté avec elle toutes les miettes de fierté qu’il restait, en s’enfuyant de la sorte. Il était alors bien juste qu’aujourd’hui, ce vol odieux ne leur serve finalement.

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MessageSujet: Re: – when you left me alone. (jica)   Mar 2 Mai - 17:49

when you left me alone

C’était dans un lit vide que Mica se réveilla ce matin-là. Ça n’avait rien d’inhabituel; après tout, son mari était souvent parti, et donc ses réveils étaient fréquemment solitaires. Et même si elle s’y était habituée, elle n’appréciait jamais ça. Un lit vide était trop grand, trop froid; surtout un lit comme celui-là. Mica se redressa, écartant d’un grand geste les draps la recouvrant, et enfila un peignoir. Elle se dirigea ensuite vers la fenêtre la plus proche et ouvrit les rideaux; le soleil n’était pas encore tout à fait levé à cette heure, mais une douce lumière dorée commençait à s’étendre sur l’horizon, illuminant tout sur son passage. Mica aimait se lever assez tôt pour observer le coucher de soleil. Elle prétendait aimer son effet de quiétude, ses couleurs; mais la vérité, c’était que ça lui faisait toujours penser à Jim. Où était-il ? Que faisait-il ? Observait-il le même lever de soleil qu’elle ? Les questions lui assaillaient l’esprit, mais ne la fâchaient pas. Elle pensait à lui paisiblement, en espérant que peu importe où il était, il était bien, et il souriait. Car elle savait ce qu’elle lui avait fait, en partant de cette manière, en disparaissant aussi brutalement de sa vie qu’elle en était apparue. Elle savait la cruauté de son geste, après ces années de bonheur; elle savait dans quel était ça avait laissé son coeur à elle, elle ne pouvait imaginer pour lui. Mais Mica s’efforcait de ne pas se laisser plonger dans un quelconque regret. Ce qu’elle avait fait, elle l’avait fait. C’était inutile de songer au passé, de se demander ce qu’on aurait pu faire autrement. Les dés avaient été lancés. Elle espérait juste que Jim allait bien. Et qu’avec un peu de chance, il ne la détestait pas, ou du moins, qu’il comprenait. Et surtout, qu’il n’oubliait pas qu’elle l’avait aimée, qu’elle l’aimait toujours, et qu’elle l’aimerait jusqu’à sa mort.

La journée s’étendit comme toutes les autres, alors que Mica mélangea tâches ménagères à passes-temps. Le soleil s’avérait particulièrement féroce, réchauffant sa peau et tapant sur ses cheveux sombres, si fort qu’elle passa la plupart de la journée à l’intérieur, où il faisait un peu plus frais. Elle aida la cuisinière à couper quelques légumes, puis s’installa pour continuer son travail sur un portrait d’une jeune femme anglaise qui lui donnait du fil à retordre. Concentrée, les heures s’enfilèrent ensuite, alors que les yeux de Mica restaient fixes sur les mélanges de couleur. Elle sursauta quand on lui apporta quelque chose à manger, mais souria gentiment à la domestique qui l’avait fait; cette dernière était désormais habituée à la manière que Mica plongeait dans son travail et en oubliait de se nourrir parfois. L’humidité lui collait à la peau, et elle attacha sa longue chevelure derrière sa tête afin de ne pas être dérangée; sa robe la plus légère couvrait son corps. C’était là qu’on pouvait le plus souvent la retrouver; devant un tableau, à tenter de lui redonner sa beauté, oubliant un peu le monde extérieur. Car c’était dans cette situation qu’elle se sentait le plus légère, où elle pouvait chasser un peu cette morosité qui commençait à l’envahir. Là qu’elle oubliait son ennui et sa solitude. C’était une immense maison, en comparaison de ce qu’elle avait connu, un immense domaine même. Même en quatre ans, Mica n’était pas certaine d’avoir réussi à s’y habituer. Et c’était encore plus difficile quand son mari n’était pas là, car sa présence savait remplir ces couloirs et ces pièces. Seule, elle tournait un petit peu en rond, et lors d’une journée chaude comme celle-ci, aller se promener à Nassau n’était pas une perspective agréable. Elle était donc là, devant son tableau, à ne penser à rien d’autre que son prochain coup de pinceau.

C’est en plein après-midi que des coups retentirent à la porte d’entrée; le bureau de Mica n’était pas très éloigné, elle pouvait l’entendre sans soucis. Elle sursauta un peu, mais ne bougea pas de son siège. Après tout, il y avait les domestiques qui allaient habituellement ouvrir. Mais quelques secondes passèrent, et Mica n’entendit aucun bruit de pas. Elle se redressa donc, appelant le nom de sa femme de chambre. « Hilda ? » Aucune réponse. Sans doute devait-elle être à l’extérieur, peut-être même à flirter avec le jeune garçon qui faisait des livraisons depuis la ville. Mica eut un léger soupir et décida d’aller ouvrir elle-même. Après tout, elle n’attendait personne d’important, elle pourrait se débarrasser d’eux rapidement. Elle déposa son pinceau, essuya rapidement ses doigts couvert de peinture et se dirigea vers la porte, tentant de balayer quelques mèches de cheveux qui lui collaient presque à la peau. D’un long geste, elle l’ouvrit. « Désolé de vous avoir fait attendre, je ne sais pas où se trouve… » Et alors, ses mots se coincèrent dans sa gorge.

Ces cheveux bouclés, cette peau bronzée, ces yeux sombres; ça ne pouvait être que lui. Et pourtant, ça ne pouvait pas. Le coeur de Mica se serra dans sa poitrine avec une force qui lui coupa presque le souffle. Elle fixa l’homme se trouvant devant elle, incapable pendant un instant de penser ou de respirer. Comment était-ce possible ? Comment pouvait-il se trouver là ? Comment l’avait-il retrouvée ? Les questions se bousculèrent dans l’esprit de Mica, mais elle les ignora toutes. Jim était là. Jim. C’était Jim. Le prénom passa ses lèvres. « Jim... » Doucement, un peu tremblotant, un peu hésitant. À moitié une question, à moitié un soupir. Se pouvait-il qu’il était vraiment là ?
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