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 ◦ navigation, hiérarchie et navires.

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MessageSujet: ◦ navigation, hiérarchie et navires.   Jeu 9 Fév - 0:34

introduction et sommaire
Si la vie des pirates n'était pas uniquement en mer, il arrivait cependant qu'ils y passent de quelques semaines à plusieurs mois, sans interruption. Il était donc essentiel pour eux de savoir naviguer. Ci-dessous, vous trouverez les différents types de navires que l'on retrouvait à cette époque, ainsi qu'une brève introduction aux modes de déplacements en mer, et à la hiérarchie sur un navire pirate.
lexique et navigation
les navires
hiérarchie et équipage
(c) blue walrus
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MessageSujet: Re: ◦ navigation, hiérarchie et navires.   Jeu 9 Fév - 0:34

lexique et navigation
lexique
Le lexique n'est pas une lecture obligatoire. Cependant, il contient la majorité des termes qui pourront vous être nécessaires à la bonne compréhension de l'annexe. S'il est très loin d'être exhaustif, son contenu rassemble tout de même quelques notions clés de la navigation.

aborder ❖ Action d'un navire de se mettre bord à bord avec un autre. Par extension, l'abordage englobe aussi le fait de monter à bord du navire approché, dans le but de s'en rendre maître ou de le piller.

amarrer ❖ Maintenir, retenir avec des amarres (cordages spécifiques). Souvent, on parle d'amarrer un bateau à quai.

arrimer ❖ S'utilise pour parler du rangement d'une cargaison dans la cale d'un navire. Par extension, le terme désigne l'action d'attacher les marchandises, de les fixer et de les empêcher de bouger à l'aide de cordes ou de filets.

bastingage ❖ Parapet bordant le pont d'un navire, agissant à la manière d'un garde-fou.

caboter ❖ Pratiquer le cabotage — soit la navigation à une petite distance des côtes, par opposition à la navigation hauturière, en haute mer.

cabestan ❖ Treuil à arbre vertical sur lequel peut s'enrouler un cordage, et qui permet de hausser des charges. Sur un navire, le cabestan sert principalement à jeter ou remonter l'ancre ; il peut également être utilisé pour sortir des cargaisons importantes de la cale.

carène ❖ Partie immergée de la coque d'un navire, située sous la ligne de flottaison.

carguer ❖ Serrer les voiles contre leur vergue ou contre le mât, au moyen de cargues (cordage spécifique).

coque ❖ Ensemble du revêtement extérieur d'un navire.

enfléchure ❖ Échelon de corde horizontal, tendu entre les haubans, et permettant aux marins de grimper dans les hauteurs du navire.

éperon ❖ Pointe de la proue d'un navire. Les bâtiments pirates étaient fréquemment pourvus d'un éperon solide et puissant, capable de causer de sérieux dommages à leurs ennemis.

gréement ❖ Terme désignant l'ensemble des appareils et objets permettant la propulsion des navires à voile. Le mot recoupe donc principalement les mâts, les voiles et les cordages. De là provient le verbe « gréer », synonyme d'« équiper » dans le cas d'un navire à voiles.

hauban ❖ Cordage servant à maintenir un mât, par le travers ou par l'arrière. Les haubans sont souvent reliés entre eux par des cordages horizontaux, qui permettent de créer des échelons offrant la possibilité aux marins de grimper dans les hauteurs des navires (cf. enfléchure).

ligne de flottaison ❖ Ligne tracée par le niveau de l'eau sur la coque du navire, une fois celui-ci à la mer.

mât ❖ Les mâts sont des pièces de bois dressées verticalement sur les navires, et destinées à porter le gréement. Il en existe plusieurs types.
mât d'artimon – (mizzen mast, en anglais ; à ne pas confondre avec le mât de misaine) Situé à l'arrière du navire ; il est parfois accompagné d'un deuxième mât d'artimon, plus petit, et situé encore plus à l'arrière.
grand mât – (main mast, en anglais) Mât principal d'un bâtiment. Sur les deux mâts, il s'agit du mât le plus en arrière ; sur les trois mâts, ou plus, il s'agit du mât entre le mât d'artimon et le mât de misaine.
mât de misaine – (foremost mast, en anglais ; à ne pas confondre avec le mizzen mast, qui correspond au mât d'artimon) Mât placé à l'avant du navire (ou entre le mât de beaupré et le grand mât).
mât de beaupré – (bowsprit, en anglais) Situé tout à l'avant du navire, le mât de beaupré est le seul mât dressé presque horizontalement. Il est souvent parallèle à la proue.

pont ❖ Sur un navire, un pont est une surface constituée de l'ensemble des planches apposées sur les poutres. La plupart des navires possèdent au moins deux ponts, reliés l'un à l'autre par des petits escaliers ; le pont supérieur sert en général à la manoeuvre, tandis que le pont inférieur abrite à la fois les pièces d'artillerie, les cuisines, la cabine du chirurgien et les hamacs des hommes.

poupe ❖ Arrière d'un navire.

proue ❖ Avant d'un navire. Beaucoup de navires pirates abordaient une figure de proue — soit une proue sculptée dans le bois du navire, représentant parfois un personnage, un animal ou une créature.

radouber ❖ Remettre un navire en état.

saborder ❖ Percer un navire en-dessous de la ligne de flottaison dans le but de le faire couler.

vergue ❖ Longue pièce de bois posée perpendiculairement aux mâts, et servant à porter la voile qui y est fixée.

vigie ❖ Poste d'observation situé en haut des mâts d'un navire. Par extension, ce mot désigne aussi le marin qui y exerce un tour de garde.

voiles ❖ Les voiles étaient à l'époque constituées de morceaux de tissu particulièrement résistants. De tout temps, elles furent destinées à recevoir le vent pour permettre aux navires d'avancer. Il en existe plusieurs formes. Parmi les principales, on peut compter : la voile aurique, qui possède une forme de quadrilatère irrégulier, souvent trapézoïdale ; la voile carrée ; la voile triangulaire. Les voiles latines sont un type de voile triangulaire. Chaque forme de voile possède en effet plusieurs sous-catégories, que vous pourrez retrouver dans cet article. En fonction de leur disposition dans le gréement, différents noms sont par ailleurs attribués aux voiles. Vous trouverez ci-dessous un petit inventaire rapide des noms de voiles, de leur position, et de leurs traductions anglaises.

types de voiles :
 

(source : Le Petit Robert)

naviguer
Les connaissances nécessaires à la navigation sont extrêmement variées, et les compétences nombreuses. Néanmoins, quelques indices assez simples, donnés ci-dessous, devraient vous permettre de pouvoir comprendre quelques notions globales et plusieurs termes clés.

unités de mesure ❖ En mer, les unités de mesure régulières sont différentes de celles utilisées sur terre. Ainsi, les distances seront calculées en milles (nautical mile en anglais), aussi appelés milles nautiques (à ne pas confondre avec le mille terrestre). Un mille est équivalent à 1,8 kilomètres. La vitesse, elle, sera mesurée en noeuds (knots en anglais) ; un noeud équivaut à un mille nautique par heure — soit environ à 1,8 km/h. Le brasse (fathom en anglais) est également utilisé comme unité de longueur, notamment pour calculer la longueur des cordages, ou la profondeur de l'eau.

cartographie et orientation ❖ Afin de pouvoir naviguer et prévoir leurs itinéraires, les marins de l'époque utilisaient plusieurs techniques. À bord de chaque navire se trouvait une ou plusieurs cartes, souvent d'échelle différente, à disposition du capitaine, du timonier, et parfois aussi du second. Sur ces cartes, quelques données élémentaires de navigation étaient notamment indiquées, comme la profondeur de l'eau — en particulier la profondeur minimale dans les endroits peu profonds —, et les principaux dangers connus (comme des récifs, des hauts-fonds, parfois quelques épaves, etc.). Il est à noter que les cartes de l'époque n'étaient pas aussi précises que celles d'aujourd'hui, et qu'elles étaient encore complétées au fur et à mesure par les cartographes de l'époque. L'orientation, elle, se faisait notamment au moyen de boussoles et de compas. De jour, le soleil pouvait également être un point de repère — et de nuit, les étoiles étaient très fréquemment utilisées.

les drapeaux ❖ Plusieurs codes de drapeaux étaient utilisés par les pirates et autres marins de l'époque. Les plus connus restent les pavillons noir, blanc et rouge. Le pavillon noir a fait la réputation des pirates. Lorsque ceux-ci approchaient d'une cible et manifestaient leur intention de la prendre en chasse pour la piller, ils haussaient en effet un drapeau noir. Le moment où le pavillon noir était hissé était clé : s'il l'était trop tôt, la cible pouvait réussir à prendre la fuite si elle était mieux pourvue pour la vitesse, ou les hommes pouvaient organiser bien davantage la résistance à bord du bâtiment. Si les navires attaqués décidaient de prendre les armes, il n'était alors pas rare que les pirates hissent en réponse le pavillon rouge, destiné à indiquer qu'ils ne feraient pas de quartiers ; dans quelques cas, la peur liée au drapeau rouge fit changer d'avis les bâtiments ciblés, qui abandonnèrent toute résistance. Le troisième drapeau le plus connu est un pavillon blanc. Il signale alors les intentions de paix portées par l'équipage du navire qui le porte ; en général, cela appelle les hommes qui lui font face à ne pas l'attaquer, et à lui donner une chance de négocier ou de s'expliquer. La méfiance reste souvent là, mais il est si rare que les intentions liées au pavillon blanc soient malhonnêtes que la raison l'emporte souvent sur la crainte. En effet, peu sont les pirates qui se permettraient d'enfreindre le code : s'ils le bafouent, ils perdent eux aussi leur dernière porte de sortie face aux empires coloniaux qui ne voudraient que leur mort. Par ailleurs, il est à noter que les pavillons noirs des pirates sont souvent ornementés d'un dessin spécifique, propre à chaque capitaine. Le drapeau devient alors l'emblème d'un nom, et véhicule par là-même l'intimidation liée à la réputation du capitaine et de son équipage — prouvant une fois encore que la force des pirates réside dans la peur qu'ils réussissent à instiguer chez leurs ennemis.

déplacement et conditions de vie
À cette époque, la plupart des navires ne se déplacent qu'à la force du vent dans leurs voiles. Certains sont cependant encore équipés de rames, qui leur permettent de continuer à avancer si la mer est un peu trop calme. Le temps nécessaire à parcourir la distance entre les Caraïbes et l'Europe variait ; néanmoins, deux à trois mois étaient généralement nécessaires pour traverser l'Atlantique au complet. Le déplacement entre les différentes îles des Caraïbes, lui, durait environ quelques jours. Voici des exemples de durées de voyage entre quelques principaux ports, à une vitesse moyenne de 8 noeuds (vitesse de croisière moyenne de l'époque).

de nassau à kingston ❖ quatre jours.
de nassau à la havane ❖ deux jours.
de nassau à l'île de la tortue ❖ près de trois jours.
de nassau à port-royal ❖ quatre jours.

de kingston à port-royal ❖ moins d'une heure.
de kingston à la havane ❖ six jours.
de kingston à l'île de la tortue ❖ deux jours.
de la havane à l'île de la tortue ❖ trois jours et demi.
de la havane à port-royal ❖ quatre jours et demi.
de l'île de la tortue à port-royal ❖ deux jours.

note ❖ Contrairement à l'impression que peuvent parfois donner les films et les séries, les courses poursuites de navires ne prennent pas cinq à dix minutes. Il fallait parfois une à deux heures — voire davantage — pour qu'un navire en mouvement n'en rejoigne un immobile, à partir du moment où il apparaissait à l'horizon. Les courses poursuites elles-mêmes duraient donc de longues heures.

Puisqu'ils dépendaient principalement des conditions météorologiques, les voyages en mer restaient dangereux. Les orages étaient par ailleurs plus nombreux en mer que sur terre, et il n'était pas rare qu'un petit ouragan naisse sur les flots, et y disparaisse avant même de toucher terre. Les noyades étaient fréquentes lors de mauvais temps, et il n'était pas toujours possible de retourner chercher un homme tombé à la mer. De plus, la malnutrition et les mauvaises conditions d'hygiène à bord des navires étaient fréquemment la source de maladies. De nombreux membres d'équipage mouraient ainsi du scorbut.
(c) blue walrus
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MessageSujet: Re: ◦ navigation, hiérarchie et navires.   Jeu 9 Fév - 0:37

les navires
De très nombreux navires parcouraient à cette époque la mer des Caraïbes. Si chacun était unique, ils n'en restaient pas moins construits sur des modèles types, que vous retrouverez présentés ci-dessous. Notez que cette annexe pourra également vous servir si vous comptez créer un équipage à votre personnage, ou que vous désirez savoir quel genre de navire possède un équipage de renommée ; pour tous les détails à propos des équipages, rendez-vous dans ce sujet.

brick
Dans la marine, l'usage des bricks (ou brig en anglais) était la plupart du temps tourné vers l'exploration ou l'escorte de navire de guerre. Ce sont des bateaux taillés pour la course, qui peuvent rapidement atteindre une vitesse de 11 à 15 noeuds que seules quelques frégates sont capables de maintenir. Ils sont de plus très faciles à gouverner. Ce très bon équilibre entre leur charge, leur vitesse et leur maniabilité en faisait le bâtiment de prédilection des pirates et des corsaires. (illustration)

caractéristiques › Leur gréement est exclusivement composé de voiles carrées. Ce sont des navires très rapides et maniables.
nombre de mâts › Deux mâts.
nombre de voiles › Entre dix et douze — une brigantine à l'arrière, trois voiles sur chacun des mâts, une à deux voiles entre les deux mâts, et un à trois focs à l'avant du navire.
nombre de canons › Les bricks pouvaient être armés de huit à dix-huit canons maximum (généralement de moyen calibre).
capacité d'accueil › Ils peuvent accueillir de quarante à cinquante marins maximum. Leur équipage est en général composé d'une trentaine d'hommes. Trois à cinq marins sont au minimum indispensables pour prendre la mer, mais les équipages minimaux sont en général de douze à quinze personnes.

brigantin
Les brigantins (ou brigantine en anglais) sont des navires assez similaire aux bricks. Cependant, à leur différence, ils ne possèdent pas de grand-voile et sont pourvus d'une brigantine beaucoup plus grande — d'où leur nom. Utilisés très fréquemment dans les colonies britanniques, les brigantins étaient, jusqu'en 1775, les navires les plus construits après les sloops (voir plus bas). (illustration)

caractéristiques › Les brigantins diffèrent des bricks par leur absence de grand-voile et la présence d'une brigantine beaucoup plus grande. Ils ont aussi la possibilité d'être équipés de douze rames par bord, et d'ainsi avancer sans la puissance du vent.
nombre de mâts › Deux mâts.
nombre de voiles › Entre neuf et onze voiles — une brigantine à l'arrière, deux voiles sur le grand mât, trois voiles sur le mât de misaine, une à deux voiles entre les deux mâts, et un à trois focs à l'avant du navire.
nombre de canons › Tout comme les bricks, les brigantins pouvaient être équipés de huit à dix-huit canons, généralement de moyen calibre.
capacité d'accueil › Si les équipages comptaient en général entre vingt et trente hommes, la capacité d'accueil du navire pouvait monter jusqu'à quarante ou cinquante marins. Le navire requiert un minimum indispensable de trois à cinq hommes pour être mis à la mer.

caravelle
Les caravelles étaient de petits navires portugais, connus pour leur extrême maniabilité. Celle-ci était permise par leur gréement, composé exclusivement de voiles latines, tournant autour des mâts en fonction de la provenance du vent grâce à de grandes vergues désolidarisées du mât. Cette caractéristique offre ainsi aux caravelles la possibilité de naviguer aussi bien dans le sens du vent que contre lui. À l'origine utilisé pour transporter des marchandises, ce type de navire adapta son usage avec le temps, et les caravelles devinrent presque exclusivement des bâtiments d'exploration. (illustration)

caractéristiques › Elles ne possèdent qu'un nombre très réduit de voiles, qui leur permettent néanmoins de naviguer même contre le vent grâce aux vergues désolidarisées du mât qui pivotent en fonction de sa direction.
nombre de mâts › Deux à trois mâts.
nombre de voiles › Deux ou trois voiles, généralement triangulaires ou auriques — une voile par mât.
nombre de canons › Les caravelles ne sont pas des bateaux de guerre. Si elles sont équipées en conséquence, elles ne pourront porter qu'un maximum de cinq à dix canons de petit calibre.
capacité d'accueil › Navires adaptés à transporter un équipage de quinze à vingt personnes maximum. Trois à cinq marins sont au minimum indispensables pour prendre la mer.

frégate
À l'origine, les frégates étaient de petits navires de guerre, rapides et légèrement armés, caractérisés par leur pont découvert. Par la suite, leur taille évolua et elles se firent de plus en plus imposantes. Fines et maniables, les frégates figurent parmi les bâtiments de guerre les plus rapides, et peuvent porter jusqu'à quarante canons. Elles sont exclusivement utilisées à des fins militaires, et ne prennent jamais la mer pour le transport de marchandises. (illustration)

caractéristiques › Elles sont fines et maniables, et figurent parmi les navires les plus rapides.
nombre de mâts › Trois mâts.
nombre de voiles › En général, les deux premiers mâts portent trois à quatre voiles, et le dernier n'est gréé qu'à deux ou trois voiles ; les frégates possèdent aussi une brigantine, et deux ou trois focs à l'avant du navire, pour un total de onze à quatorze voiles.
nombre de canons › Navires de guerre, les frégates peuvent être armées de vingt à quarante canons, la moitié de petit calibre et l'autre de moyen calibre. En général, elles en comportent entre vingt et trente au total ; elles n'en ont que rarement moins de seize.
capacité d'accueil › Les équipages des frégates peuvent accueillir jusqu'à une centaine de marins. Un minimum de quinze marins est indispensable pour mettre le navire à la mer.

galion
Les galions étaient de grands navires armés, destinés au transport de marchandises entre les colonies. Ils naviguaient souvent en escorte. Il s'agit de bâtiments à plusieurs ponts. À l'origine espagnols, ils furent par la suite utilisés dans beaucoup d'autres flottes de guerre avant que les frégates et les bricks ne se répandent. Les galions leur ont ensuite cédé la place, et servent aujourd'hui surtout au transport de marchandises. Ce sont des navires lourds et peu maniables, mais tout de même rapides. (illustration)

caractéristiques › Les galions possèdent une proue taillée en pointe, et un immense château arrière (voire image ci-dessus). Leur coque est de plus renforcée ; cela leur donne une forme arrondie, qui rend le navire un peu moins maniable. Ils sont souvent gréés en voiles carrées.
nombre de mâts › Entre trois et cinq mâts.
nombre de voiles › Une voile par mât arrière (souvent un à deux mâts d'artimon), une voile carrée sur le mât de beaupré (mât horizontal avant), et deux à trois voiles sur chaque mât principal, pour un total de six à neuf voiles.
nombre de canons › Les galions peuvent être armés de vingt à quarante canons en temps de transport de marchandises. S'ils sont optimisés pour la guerre, le nombre de canons peut monter jusqu'à une soixantaine — voire une centaine pour les plus gros d'entre eux.
capacité d'accueil › Leurs équipages sont souvent constitués de soixante à quatre-vingt hommes, bien que leur capacité d'accueil puisse monter jusqu'à cent voire cent cinquante marins. Vingt à vingt-cinq hommes sont nécessaires pour prendre la mer.

goélette
Les goélettes (ou schooner en anglais) étaient des navires à deux mâts. Il s'agit de voiliers élégants et équilibrés, ne demandant que très peu d'hommes pour être manoeuvrés. Les goélettes sont surtout utilisées pour le commerce et la pêche, et ont l'avantage de pouvoir naviguer en eaux peu profondes. Entre les mains des pirates, elles peuvent néanmoins posséder suffisamment de canons de petit calibre pour pouvoir intimider les marchands. (illustration)

caractéristiques › Les goélettes sont capables de naviguer en eaux peu profondes ; elles sont de plus très équilibrées, et peuvent naviguer avec seulement quelques hommes à leur bord.
nombre de mâts › Deux mâts.
nombre de voiles › Elles ont en général de cinq à huit voiles. Chacun des mâts est gréé avec une voile aurique ou triangulaire à sa base ; cette voile est parfois surmontée d'une autre voile, aurique ou carrée ; une à trois voiles sont généralement gréées à l'avant.
nombre de canons › Elles peuvent être armées de quatre à huit petits canons.
capacité d'accueil › Si seulement deux à trois hommes sont indispensables pour la gouverner, la goélette peut accueillir un équipage allant jusqu'à une vingtaine de marins — mais ne pouvant pas aller bien au-delà de trente.

man'o'war
Depuis le XVIIe siècle, les man'o'war sont les navires de guerre constituant la colonne vertébrale de toutes les flottes des empires européens. Souvent construits en chêne, et donc très solides, ces navires sont généralement assez difficiles à manoeuvrer en raison de leur taille imposante. Néanmoins, leur construction est adaptée à leur usage guerrier, et permet d'abriter un nombre extraordinaire de canons et d'hommes. Les man'o'war sont les plus gros navires de l'époque, mais aussi les plus lourdement armés. (illustration) (Ce type de navire ne peut pas être joué.)

caractéristiques › Les matériaux utilisés pour la construction des man'o'war sont extrêmement résistants. Ainsi, leur coque est souvent en chêne, leurs mâts en résineux, et leurs cordages en chanvre. Ce sont par ailleurs les plus gros navires circulant sur les mers.
nombre de mâts › Quatre mâts.
nombre de voiles › Ils sont en général gréés avec onze à quinze voiles — trois à quatre voiles par mât principal, et deux à trois voiles entre les deux mâts avants.
nombre de canons › Les man'o'war peuvent être armés de soixante à cent vingt canons. Les plus gros peuvent compter jusqu'à cent cinquante pièces.
capacité d'accueil › Cent à deux cents hommes peuvent constituer l'équipage de ces navires. Il ne faut pas moins d'une vingtaine à une trentaine d'hommes pour le mettre à la mer.

sloop
Un sloop est un petit navire à un mât, généralement gréé avec au minimum une voile aurique et un foc. Il s'agit de bâtiments pouvant aisément être maniés par un seul homme, et généralement destinés à la pêche. Certains, plus gros, peuvent être armés, mais ils servent plus à se déplacer rapidement qu'à mener une expédition (illustration). Les sloops ne doivent pas être confondus avec les sloop-of-war, possédant deux à trois mâts, et s'apparentant davantage aux bricks et aux frégates.

caractéristiques › Ce sont de très petits navires, maniables et rapides, capables de se faufiler partout.
nombre de mâts › Un seul mât.
nombre de voiles › Les sloops possèdent un gréement variable comportant de deux à cinq voiles — un à trois focs à l'avant, une voile à l'arrière, et une, parfois deux, voiles auriques sur le mât.
nombre de canons › Leur petite taille ne leur permet généralement pas d'être armés. Les sloops un peu plus gros ne peuvent guère accueillir plus de quatre à six canons.
capacité d'accueil › Une seule personne est nécessaire pour les manoeuvrer. Un équipage de sloop peut comporter de cinq à dix personnes.
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MessageSujet: Re: ◦ navigation, hiérarchie et navires.   Dim 30 Avr - 20:36

hiérarchie et équipage
généralités
Si les pirates étaient connus pour opérer selon leurs propres lois, une hiérarchie prévalait tout de même à bord de leurs vaisseaux. Celle-ci différait cependant des marines marchandes ou militaires, et les hommes conservaient malgré elle un semblant d'égalité. Tous les pirates étaient sommés de savoir se battre, et tous possèdent le droit d'élection ou de destitution des officiers, dès l'équipage intégré.

Vous trouverez ci-dessous la liste des postes disponibles à bord d'un navire pirate, puis la description plus détaillée et le statut de chacun d'eux. (Note – Pour les besoins du forum, la composition d'un équipage a été quelque peu simplifiée.)

→ capitaine
→ second
→ maître d'équipage
→ timonier (et pilote)
→ maître-canonnier
→ charpentier
→ voilier
→ cambusier (ou quartier-maître)
→ cuisinier (ou coq)
→ chirurgien
→ gabiers
→ artilleurs
→ matelots


note ❖ La hiérarchie des navires civils et militaires était plus complexe, mais également plus complète. Il n'était pas possible de destituer les officiers de leur poste, comme les pirates le faisaient fréquemment. Par ailleurs, la dynamique entre les différentes strates de hiérarchie était, elle aussi, bien plus sévère que chez les équipages pirates.

les officiers
Sont considérés comme des officiers le capitaine, le second et le maître d'équipage. Ils sont l'âme du navire, les commandants directs de tous les autres hommes. C'est par le biais d'un vote qu'ils sont élus à leur poste.

capitaine ❖ Le capitaine prend les décisions majeures lors des expéditions. Il est le responsable de l'établissement des diverses stratégies, et possède un droit de vie et de mort sur son équipage. Cependant, s'il est contesté, ses hommes sont en droit de le déposer à l'aide d'un vote, et de le remplacer. Cette démarche est communément nommée mutinerie. Un capitaine possède généralement une tête froide et censée, et un charisme qui lui permet de conserver l'ascendant tant sur ses hommes que sur les proies qu'il prend en chasse. Il possède l'équivalent des pouvoirs exécutifs et militaires ; à ce titre, ses ordres priment toujours en cas de conflit ou d'attaque. Le capitaine se doit également de posséder de grandes compétences de navigateur.

second ❖ Le second (ou quartermaster en anglais, à ne pas confondre avec le quartier-maître, ou cambusier) est responsable du bon fonctionnement du navire. Il recueille les ordres généraux du capitaine, et les divise pour les distribuer aux différents corps de l'équipage. C'est également lui qui s'occupe du recrutement des hommes, aussi bien sur terre qu'en mer. Il s'assure que tout se passe bien au sein de l'équipage, et règle les conflits qui peuvent s'y créer. Il lui incombe aussi de représenter ses hommes auprès du capitaine, et de raisonner ce dernier lorsqu'il pense que ses décisions ne se font pas au profit de l'équipage ; à l'inverse, il représente également le capitaine auprès des hommes, et doit sélectionner l'information qu'il leur transmet. En somme, le second représente le pouvoir judiciaire et politique du navire. Tout comme le capitaine, il peut être destitué et remplacé par le biais d'un vote. Généralement, le second et le capitaine sont élus pour s'équilibrer.

maître d'équipage ❖  Le maître d'équipage (ou boatswain en anglais) est le lien entre l'équipage et les deux autres commandants du navire. Il est chargé d'appliquer les ordres transmis par le second, qui est son principal répondant. Tout comme celui-ci, il lui arrive de prendre en charge les conflits entre les hommes lorsque ceux-ci peuvent être contrôlés sans débordements. Il est celui qui coordonne directement l'équipage, et se fait sa voix auprès de leurs supérieurs. Le poste peut être soumis à un vote, mais il arrive souvent qu'un marin ayant plus d'influence que le maître d'équipage actuel prenne naturellement sa place ; les autres officiers n'ont en général pas leur mot à dire.

sous-officiers
Contrairement aux officiers, les sous-officiers ne sont généralement pas élus suite à un vote. Leur poste leur revient grâce à leurs capacités, souvent spécifiques, qu'aucun autre membre de l'équipage ne possède. Leurs compétences sont précises, et leurs rôles indispensables. Ils sont particulièrement recherchés lors des recrutements, et il est rare qu'un homme possédant une des compétences listées ci-dessous soit refusé dans un équipage pirate — quitte à ce qu'il ne soit qu'apprenti de l'homme déjà en poste. Il n'est pas rare que ces hommes apprennent leurs capacités aux plus jeunes, afin de former d'éventuels remplaçants.

timonier (et pilote) ❖ Si le poste est parfois séparé entre deux hommes distincts (un timonier et un pilote), il n'est pas rare qu'il soit également attribué à un seul et même marin. Celui-ci est, en d'autres termes, un expert de la navigation — souvent le fruit de longues années d'études. Il connaît les mers comme personne, et sait pallier aux aléas du vent comme des courants. Il est celui qui conseille le capitaine dans la navigation, et il s'agit la plupart du temps de l'homme qui tient la barre — surtout lorsque les conditions météorologiques sont difficiles.

maître-canonnier ❖ En charge de toutes les pièces du navire, il est celui qui connaît mieux que quiconque les angles et les conditions de tir. Il coordonne les artilleurs, qu'il sépare en plusieurs petits groupes attribués chacun au maniement d'un canon. Il a une parfaite connaissance de tous les ordres de tir et de pointage, et est généralement celui qui relaie les ordres du capitaine en matière d'attaque navale. Il est également chargé de la formation des artilleurs.

charpentier ❖ Le charpentier est l'un des maîtres artisans du navire. Responsable de la structure et de l'étanchéité du bâtiment, il coordonne l'entretien de la coque, ainsi que les réparations et l'éventuelle reconstruction faisant suite à un combat naval. Il n'est pas rare que les équipages apprécient avoir plusieurs assistants charpentiers, ou que le sous-officier en poste forme des successeurs durant son mandat. Il travaille généralement avec le maître d'équipage et le second.

voilier ❖ Également maître artisan, le voilier est celui qui est chargé des voiles et des cordages, dont il assure l'entretien et vérifie la solidité. Il travaille de près avec le maître d'équipage et le second, mais également avec les gabiers. Tout comme le charpentier, il n'est pas rare qu'il prenne des apprentis ou assistants.

chirurgien ❖ Le chirurgien est généralement le seul médecin à bord des navires. Ses compétences sont précises et recherchées, et il n'est pas rare que certains équipages ne puisse avoir de médecin pendant un certain temps. Il est également très rare qu'ils refusent d'en prendre plusieurs s'ils en ont la possibilité. Le chirurgien est l'un des seuls à posséder sa cabine privée, dans le pont inférieur du navire ; il y stocke généralement ses fournitures, et y emmène les blessés graves pour les soigner. Les blessés moins graves, comme les malades, seront généralement traités dans leur hamac. Le médecin essaie également de préserver l'équipage des épidémies. Les méthodes médicales de l'époque étaient parfois rudimentaires, d'autant plus à bord des navires — qui présentaient des ressources très limités. Il était donc du devoir du chirurgien de faire de son mieux avec ce qu'il avait ; à ce titre, les amputations étaient fréquentes, afin d'éviter les infections et la mort.

cambusier (ou quartier-maître) ❖ (à ne pas confondre avec le quartermaster anglais, qui correspond au second) Le cambusier est l'homme chargé de la gestions des stocks à bord du navire, qu'il s'agisse de nourriture, de bois, d'armes, ou de fournitures en tout genre. Il tient les inventaires des marchandises récoltées par les pirates lors des prises, mais aussi ceux du navire. Il travaille étroitement avec le capitaine, l'informant des éventuelles pénuries et établissant avec lui les comptes de l'équipage. De plus, il l'accompagne généralement lors de l'échange des marchandises, une fois rentré au port. Le quartier-maître est donc un homme cultivé, sachant à la fois lire et compter. Son poste ne nécessite pas de lui une autorité particulière ; les officiers et les autres sous-officiers seront souvent à sa voix, mais le tiendront aussi comme référence.

cuisinier (ou coq) ❖ Le cuisinier s'occupe de préparer les repas pour l'équipage. Il sait généralement concocter toutes sortes de mets, mais il est relativement restreint par les stocks disponibles à bord navire. S'il est parfois un peu à l'écart dans sa cuisine, il reste très au contact des hommes, et généralement très important à leurs yeux. Il entretient une sorte de convivialité avec eux, puisqu'étant responsable du contenu de leurs assiettes. Les bons cuisiniers sont rares, mais leur rôle est indispensable au fonctionnement de tout navire.

marins
Les marins sont la fondation de tout équipage. Ils sont chargés de mettre en application les ordres des officiers et des sous-officiers, et ont le pouvoir de les destituer ou de les élire à leur guise. S'ils n'ont pas de grade particulier, plusieurs postes s'offrent néanmoins à eux. Certains nécessitent cependant quelques compétences, qu'ils peuvent développer à mesure de leur carrière.

gabiers ❖ Les gabiers sont les marins figurant généralement parmi les plus expérimentés. Ils effectuent toutes les manoeuvres qui ne peuvent être faites sur le pont, et sont ceux chargés de monter dans la mâture. Leur travail s'effectue dans le gréement, à plus de trente mètres du sol — et ce, par tout temps. Ils sont donc généralement très habiles. Il s'agit aussi des marins qui occupent le poste de vigie à tour de rôle.

artilleurs ❖ Les artilleurs sont parfois aussi appelés « chefs de pièce ». Ils ont la responsabilité d'un canon, et ont à leurs côtés deux à cinq marins qui les aident à manipuler l'arme et à la charger. Ils sont souvent formés par le maître-canonnier. Les connaissances que celui-ci leur transmet nécessitent généralement d'être couplé d'un bon instinct, qui permet aux artilleurs de s'adapter aux cibles en perpétuel mouvement sur l'eau. Le reste du temps, les artilleurs sont généralement affiliés aux gabiers ou aux matelots, et exécutent des tâches à leurs côtés.

matelots ❖ Les matelots n'ont généralement pas besoin d'une grande formation pour décrocher leur poste. Oeuvrant sur le pont, ils sont soumis aux ordres des officiers et des sous-officiers, et principalement à ceux du maître d'équipage. Ils exécutent toutes les tâches sommaires nécessaires au bon fonctionnement du navire, et sont notamment responsables de jeter ou de relever l'ancre. Ils sont également préposés à assister les artilleurs.

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