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 (the long road), dewitt.

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MessageSujet: (the long road), dewitt.    Mar 2 Mai - 19:04

the long road
you've walked a long road and you've worn it well. you stitched yourself up when you fell. keep your memories in jars. carry secrets in scars, beneath your shell. (PASSENGERS)

Ce n’était pas la première fois qu’on donnait à Rose des vêtements couverts de sang à laver depuis qu’elle travaillait au White Pearl; mais c’était la première fois que ces vêtements appartenaient à Mr. DeWitt. Lorsque Caitriona les lui avait tendu, Rose lui avait fait des grands yeux en espérant obtenir des explications, mais c’était peine perdue. La propriétaire était trop occupée et de toute manière, c’était loin d’être de ses affaires. Mais tout de même, Rose avait ressenti un tiraillement à la poitrine en enlevant du mieux qu’elle le pouvait le sang qui tâchait la chemise et les pantalons; que s’était-il passé ? Elle espérait tout de même que Mr. DeWitt n’était pas trop en piteux état, et qu’il s’en sortait bien. Mais elle se rassurait en se disant que si ça avait été grave, on le lui en aurait parlé. De toute manière, elle avait compris assez rapidement en commençant sa nouvelle vie que les mots pirates et sang venaient presque ensemble. La vie sur un navire pirate n’était pas toujours évidente et les batailles nombreuses. Elle n’avait donc pas trop rechigné, mais espérait peut-être obtenir des explications en allant porter les vêtements propres à Mr. DeWitt elle-même. Elle ne voulait pas grand chose, juste une assurance que ce n’était rien de trop important et qu’elle pouvait cesser de se ronger les sangs. Car c’était le cas; Rose s’était grandement attachée à son protecteur depuis le moment où il l’avait sauvé d’une mort certaine. Mr. DeWitt représentait la vie. Grâce à lui, elle vivait toujours. Et malgré son air grognon et le fait qu’il soit peu volubile, elle éprouvait une affection certaine pour lui. C’était plus que seulement lui devoir quelque chose; un lien s’était créé entre eux, tissé par son trauma.

Une fois les vêtements secs, Rose se dirigea donc vers l’étage du dessus où se trouvaient les quelques chambres du White Pearl. Elle arriva devant la porte de bois et sortit les clés de son tablier; des clés que lui avait soigneusement confié Caitriona, et dont elle prenait soin comme la prunelle de ses yeux. Car Mr. DeWitt était du genre à garder sa chambre verrouillée à clé en tout temps, ce qu’elle comprenait tout à fait, même si ce n’était pas le cas de beaucoup de monde à Nassau en vérité. Rose passa la clé dans la serrure et la tourna, pour finalement entrer dans la petite pièce. C’était à l’ordre, presque vide; on aurait peine à croire que quelqu’un y était véritablement installé. La jeune femme, après avoir balayé la chambre du regard, déposa la petite pile de vêtements sur le lit, mais la chemise glissa et termina sur le sol. Avec un petit soupir, Rose se pencha pour la reprendre, lorsqu’un éclat attira son regard. Peu importe ce que c’était, ça se trouvait sous le lit; la jeune femme fronça des sourcils et se pencha à nouveau, sa curiosité piquée. À genoux, elle observa la noirceur sous le petit lit, et constata avec un certain choc qu’il s’y trouvait une panoplie d’armes; quelques pistolets et quelques épées. Bouche bée, elle resta immobile un instant. Pourquoi Mr. DeWitt possédait-il une telle armurerie dans sa chambre ? Elle le savait prudent, mais à ce point ? Puis Rose ne put pas s’en empêcher; elle étira le bras et saisit une des épées pour l’observer de plus près.

Elle se releva, arme en main, son regard fixée sur la lame. Mr. DeWitt lui avait appris à se battre, de manière rudimentaire, mais pas avec une telle arme. C’était lourd, plus lourd qu’elle ne l’aurait imaginée. Comment certains portaient-ils cela à la ceinture ? Oubliant complètement la chemise, Rose se mit à tester le poids de l’épée, la tournant un peu. Puis, elle alla pour étirer son bras pour la brandir lorsque la porte se rouvrit. Un hoquet de surprise s’échappa de sa gorge et l’épée lui glissa des mains pour tomber sur le sol avec un bruit désagréable. « Oh ! » Rose fixa avec des yeux ronds Mr. DeWitt, qui venait d’entrer dans la pièce. « Mr. DeWitt ! Je suis désolée, je, heu… » Elle ne savait pas trop comment s’expliquer, alors qu'elle se pencha pour reprendre l'épée. « Heu… je l’ai trouvée sous le lit, et je… » bafouilla-t’elle à nouveau, sentant qu’elle ne faisait que s’enfoncer. Elle prit une inspiration et secoua la tête. « Pardonnez-moi. Je rapportais vos vêtements… » termina-t’elle finalement en se penchant pour reprendre la chemise oubliée par terre, les joues rouges et les yeux fuyants.
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MessageSujet: Re: (the long road), dewitt.    Ven 5 Mai - 22:39


queen and lionheart
rose et dewitt / Howling ghosts they reappear In mountains that are stacked with fear. And as the world comes to an endI'll be here to hold your hand, Because you're my queen and I'm your lionheart. – OF MONSTERS AND MEN.

Le retour à Nassau avait été un soulagement pour la quasi totalité de l’équipage du Painted Lady. Les hommes avaient beau être aussi avides de la haute mer que leurs officiers, le combat qu’ils avaient essuyé leur avait laissé un goût amer au palais, et n’avait rendu l’idée d’un port où se reposer que plus attrayante. Le périple en mer s’était finalement terminé, et il y avait déjà deux jours que les pirates se répandaient sur les plages de l’île de New Providence. Fidèles à leurs habitudes, certains étaient restés groupés, tandis que d’autres s’étaient volontairement exilés pour le temps que devait durer leur séjour à terre. Le capitaine ne se situait dans aucune des deux catégories. Son comportement était d’ordinaire coincé entre l’isolement et la compagnie, et rien ne changeait lorsqu’ils mouillaient dans un port. Sa chambre l’attendait au White Pearl, et c’était avec une satisfaction assez franche qu’il avait passé la nuit de son retour étendu sur son lit, les yeux clos, à se laisser envahir par le vacarme qui résonnait dans la salle principale où ses marins fêtaient leur retour. La blessure dont il avait écopé l’avait forcé à prendre du repos durant les derniers jours qu’ils avaient passés en mer, et il comptait bien profiter de leur séjour à terre pour finir de récupérer et être capable de remettre les voiles dans une santé un peu moins précaire.

Peu de ses marins connaissaient son état. Quelques-uns avaient compris qu’il était blessé, et les rumeurs avaient circulé suffisamment vite à bord du navire pour que l’information ne se répande à la grande majorité. La plupart ignorait cependant la profondeur de la blessure, ou l’état de fatigue que son capitaine dissimulait sans grande peine à la fin de la journée. Jack et le chirurgien étaient les seuls véritablement au courant. Et dans l’esprit de DeWitt, c’était presque déjà trop.

Il n’avait cependant pu mentir à Caitriona lorsqu’il était apparu au White Pearl, le premier soir. La confiance qu’il vouait à la jeune femme l’avait retenu de cacher son état. Ni l’un ni l’autre n’en avait fait grand cas, et le silence avait été la réaction naturelle qu’ils avaient arborée face à la situation. La gérante avait tout de même eut le réflexe bienvenu de donner à laver les vêtements souillés qu’il avait ramenés. L’homme ignorait qui les avait pris en charge, mais il se doutait qu’elle ne les aurait pas confiés à une langue un peu trop pendue qui se serait empressée de susurrer sous tous les toits que le capitaine du Painted Lady était blessé. Caitriona était bien trop intelligente pour ça — une des raisons pour lesquelles elle s’attirait depuis toujours les bonnes grâces du pirate.

Après avoir englouti un maigre déjeuner dans la grande salle presque déserte du White Pearl, l’homme avait rejoint la terrasse du premier étage. À cette heure de la journée, l’endroit était à l’ombre, et aucune chaise n’était occupée. Il y avait donc pris place sans que sa présence ne dérange qui que ce soit. Ses mains croisées s’étaient posées sur son abdomen, sous sa blessure encore sensible. Sans un mot, les yeux et les traits dépourvus de toute expression, il avait passé un long moment à contempler la vie qui commençait à s’agiter dans la rue, en contrebas. Nassau s’était réveillée sous son regard impassible, gagnant en chaleur et en bruit à mesure que les heures avançaient. Et le pirate, lui, n’avait pas bougé.

Lorsque les rayons du soleil commencèrent finalement à ronger le garde-fou de la terrasse, le pirate se releva. Il n’accorda pas qu’un bref regard aux deux hommes qu’il savait provenir de l’équipage du Trinity, et qui avaient pris place à une table plus loin. Les marins ne le remarquèrent qu’à peine, et ne daignèrent pas le saluer. Le capitaine s’engouffra à nouveau dans le White Pearl, où le brouhaha avait commencé à s’installer lentement mais sûrement. Il se rendit jusqu’à sa chambre sans être dérangé, ne promenant qu’à peine ses yeux sur les quelques hommes de son équipage déjà installés dans un coin de la taverne. Lorsqu’il arriva devant la porte de ses quartiers, celle-ci était déjà entrouverte. Son cœur ne s’affola pas moindrement ; lentement, il poussa le battant pour découvrir Rose. À la vue de l’épée qu’elle tenait en main, les sourcils du pirate s’arquèrent légèrement. Bien rapidement, il avisa les chemises propres déposées sur son lit et celle, dépliée, qui gisait à terre. Rapidement, il tira les conclusions qui s’imposaient. La curiosité trop forte de Rose l’avait alors emporté ; pourtant, il n’en fut pas le moins du monde contrarié. Le bruit que produisit l’épée en tombant sur le sol ne le fit pas ciller. Il observa la jeune fille qui s’empourprait à vue d’œil, s’emmêlant dans les mots empressés qu’elle tentait d’agencer en excuses et en explications. Il ne la coupa pas, laissant les phrases s’enchaîner maladroitement, et sans grande suite logique. Il poussa la porte derrière lui avant de s’approcher, alors qu’elle terminait. Ses yeux ne la quittèrent pas ; les iris de Rose, eux, fuyait obstinément. « Il n’y a pas de mal. » Sa voix, plus douce qu’à l’ordinaire, tomba dans l’atmosphère embarrassée de la chambre. Il ne voyait aucune raison de s’énerver, ou de paniquer face à la découverte que la jeune fille avait fait. S’il avait voulu cacher les armes pour que personne ne les retrouve, sûrement aurait-il choisi un endroit moins accessible ; la vérité, c’était que la plupart attendaient d’être données à quelqu’un qui les avait demandées. Le reste, lui, était destiné à être vendu dans la journée.

Il franchit la petite distance qui les séparait d’un pas calme, passant aux côtés de la jeune femme pour s’asseoir sur le lit aux draps qu’il avait soigneusement bordés avant de partir, quelques heures plus tôt. Il ne tenta pas de lui prendre l’épée, au passage, la laissant la manipuler librement — non sans la surveiller du coin de l’œil. Il se doutait que l’arme était trop lourde pour elle, mais il ne voyait aucune raison de la lui retirer des mains. Rose avait beau être jeune et inexpérimentée, elle n’était pas stupide : il doutait fortement qu’elle ne se mette à faire de grands gestes imprudents. Et même si c’était le cas, il pensait encore était capable de la maîtriser — blessé ou pas. « Fouille un peu dans le tas. Il doit y en avoir une qui te conviendra mieux. Plus courte, moins lourde. » Il se racla doucement la gorge ; sa main gauche rejoignit instinctivement son abdomen, se posant une fois encore entre sa chemise et sa veste, sous sa blessure. Si elle voulait brandir une épée, mieux valait que le poids de l’arme ne l’empêche d’aisément la soulever. Mieux valait que l’arme soit à sa taille, et qu’elle soit capable de la manipuler.

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